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12 à 17 Mois : Bébé Warrior

 
Vendredi 23 juin 2017 par Sabrina L

 

Le premier de tous les surnoms que Lana a pu avoir n'a rien de très glamour : c'était Bébé warrior...

 

Dans la première version de cet article, j'avais décidé de m'adresser à ceux qui ne savent pas, qui ne connaissent pas le malheur d'être atteinte d'endométriose. Cette maladie atroce qui n'a rien d'une maladie honteuse est méconnue et a des conséquences sur la vie personnelle mais aussi professionnelle des femmes atteintes. Mes crises pouvaient durer quinze jours à trois semaines. Cette maladie peut vraiment devenir invalidante et très grave.

Cependant, je me suis dis que vous pouviez faire des recherches, et qu'en cette semaine internationale de lutte contre cette maladie de l'enfer, vous tomberiez sur d'autres récits, du même genre : règles extrêmement douloureuses dès l'adolescence, incompréhension, consultations multiples, diagnostic, soulagement, combat terrible pour avoir un bébé... et rebelote enfin, puisque maladie incurable veut dire qu'on ne s'en dépêtrera jamais.

 

De toute les douleurs que j'ai subies (coups de poignard, atroces douleurs du ventre, du dos, des cuisses, de l'épaule, impossibilité de respirer, malaises...) les pires ont été pour moi l'incompréhension, le manque d'écoute, la solitude. Oui, je me suis sentie seule malgré mon mari à mes côtés, malgré quelques amies qui ont fait l'effort de me supporter, dans de nombreux sens du terme.

Il y a eu des petites phrases " l'air de rien", ces petits conseils perfides qu'on donne, ces jugements à l'emporte-pièce, qui m'ont détruite : Tu t'écoutes trop, Tu es une chochotte, C'est normal, il faut que le corps se fasse, La douleur fait partie de la vie d'une femme, C'est psychologique, ça passera, On s'habitue, Prends ton cachet rose et ta bouillotte. Dans la première partie de la maladie, qui concernait seulement les règles diaboliques.

Vinrent ensuite : Tu y penses trop, Tu dois laisser faire la nature, c'est psychologique , ça viendra quand ça viendra, Tu n'es pas prête, Tu n'es pas faite pour être mère, et, enfin Tu n'as pas besoin de "ça" pour être heureuse. Quand il fut question de "faire un bébé". Et "ça" mes chères lectrices et mes chers lecteurs, c'était Lana ! Quel tact n'est-ce pas, d'appeler un futur bébé "ça" !

 

Lana, c'est mon "bébé warrior". Je l'appelais ainsi car pour moi il fallait être sacrément fort et combatif pour se fixer dans un utérus qui avait tant souffert. Pour moi arriver à avoir un bébé était devenu une guerre, et le guerrier était autant moi, que le bébé. Le papa participe évidemment, mais cela ne se joue pas dans sa chair. Il souffre aussi, mais il arrive à plus extérioriser le problème car évidemment le problème est pour lui extérieur. Et puis, à chaque échec, une crise, toujours plus violente, survenait. Je n'étais pas seulement "pas enceinte", j'étais aussi extrêmement malade.

 

L'endométriose mérite une seule chose : LA GUERRE. Mais les femmes qui la subissent n'ont besoin que d'une chose : L'ESPOIR. 

 

Enfin, j'ai été enceinte, et la douleur a disparu, car la grossesse "sèche" les lésions et les kystes en faisant disparaître les règles. Mon bébé warrior était aussi mon soigneur. Je la sentais dans mon ventre et j'étais très attentive au moindre de ses mouvements : les coups de sabre étaient remplacés par des coups de poings joueurs, les spasmes par des hoquets rigolos, les maux de ventre par des vagues déferlantes à chaque fois qu'elle se retournait. La grossesse de Lana a été la période de réconciliation avec mon ventre, l'accalmie. Il y a eu des douleurs, aussi, mais en comparaison... Et ce ventre qui ne signifiait que souffrance et déchirement était enfin utile : il fabriquait de la vie, il construisait le bonheur futur.

 

On m'a souvent dit que si je ne supportais pas les douleurs de règles, je ne devais pas avoir d'enfant car la grossesse et l'accouchement sont terribles. Non. L'endométriose est bien pire que l'accouchement. On ne vous met pas une péridurale à chaque crise. Souffrir pour rien, et souffrir pour mettre au monde son petit trésor, cela n'a vraiment rien à voir.

 

Je regarde Lana qui court en tous sens, qui grimpe les marches, qui danse, qui escalade des piles de jouets... J'espère qu'elle restera toujours ainsi : mon petit guerrier. Grâce à elle, je sais que je pourrai recommencer le combat. Il y aura un autre bébé warrior qui saura faire le chemin et creuser son nid.

 

C'est tout cela que j'aurais voulu qu'on me dise il y a trois ans : pas que l'accouchement faisait mal, et que j'étais une chochotte. Non. J'aurais voulu qu'on me donne la force, l'espoir, qu'on me dise que mon corps pouvait créer de la lumière, qu'on me dise combien était grand le bonheur d'être une maman, et que dans mon ventre il y aurait des ailes de papillons, des petits bourdons qui chantent, des petites chenilles qui chatouillent, des petits poissons qui frétillent, puis un boxeur ou une danseuse, une acrobate ou un cosmonaute, et que toutes ces sensations merveilleuses me feraient oublier ces... ah... mais... j'ai oublié !

 

Bon courage à toutes celles qui sont concernées. 

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