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Contractions : reconnaître les contractions du travail

Les contractions utérines font partie des signes que le travail a commencé et que la naissance de bébé se profile. Mais il arrive parfois que certaines contractions soient associées à ce que l'on appelle un "faux travail". Alors, comment faire la différence entre « vraies » et « fausses » contractions ? Voici tout ce qu'il faut savoir…

6 mins de lecture avril 22, 2022

Les contractions de travail, à quoi ça sert ?

Le déclenchement des contractions est généralement le signe que le travail a commencé. Elles résultent d'un allongement et d'une contraction des fibres musculaires utérines. Lorsque la grossesse arrive à terme, les structures musculaires qui composent la cavité utérine vont se contracter de manière régulière et douloureuse. Ceci est dû aux hormones de l'accouchement que sont, entre autres, l'ocytocine et la prostaglandine. Ce sont ces contractions qui vont permettre la dilatation et l'effacement du col utérin. Toujours sous l'effet des contractions, le bébé est alors expulsé de l'utérus en direction du bassin maternel puis du périnée. Après la naissance, des contractions vont persister jusqu'à la délivrance du placenta, c'est-à-dire jusqu'à son expulsion complète en dehors de l'utérus.

Le saviez-vous ?

Les contractions utérines qui perdurent quelques jours après l'accouchement sont appelées "tranchées". Ces contractions particulières permettent à l'utérus de retrouver sa taille normale (entre 5 et 10 cm). De manière plus immédiate après la naissance, les tranchées vont favoriser la cicatrisation des vaisseaux sanguins jusqu'alors reliés au placenta, afin d'éviter une hémorragie. Elles vont également faciliter l'expulsion des caillots sanguins contenus dans la cavité utérine.

Comment reconnaître une contraction de travail ?

Tout au long de sa grossesse, l'utérus de la femme enceinte subit de nombreuses contractions. Avant le 4e mois de grossesse, elles sont presque imperceptibles. Au-delà, elles restent irrégulières, peu intenses et non douloureuses. C'est le signe que l'utérus se prépare tout doucement à l'accouchement. Mais les contractions de travail, elles, se distinguent par leur régularité et par leur intensité. Plus le travail avance, plus les contractions se rapprochent les unes des autres et plus elles durent longtemps. Chaque femme ressent des contractions différentes. Pour certaines, la douleur des contractions se situe au niveau du bas du ventre ; tandis que pour d’autres, elle est plutôt localisée dans le bas du dos. Mais, à la différence des "fausses contractions", la fréquence et l’intensité des contractions de travail ne cède pas avec la prise de médicaments antispasmodiques ou d'un bain chaud.

Avant l’accouchement, pour soulager la douleur de vos contractions, nous vous conseillons de vous aérer, vous étirer, marcher lentement (ce qui aidera aussi bébé à descendre), ou encore vous allonger sur le côté.

Zoom sur la phase de pré-travail

On appelle phase de latence ou pré-travail la période au cours de laquelle le travail se met doucement en route. Généralement, cette phase débute avec l'apparition des premières contractions utérines. Elle peut durer plus ou moins longtemps, sans que le travail rentre dans une phase active. A ce stade, les contractions restent encore irrégulières. Le col de l'utérus se ramollit et se raccourcit lentement, pour mieux s'effacer dans un second temps. Sauf cas particulier, il n'est pas nécessaire de se rendre à la maternité tout de suite. Les sage-femmes et médecins recommandent aux femmes enceintes de se détendre le plus possible en prenant un bain chaud, en regardant un film, en faisant la sieste ou en lisant, par exemple. Progressivement, les contractions vont s'intensifier et se rapprocher, jusqu'à se répéter toutes les 5 à 10 minutes.

Les contractions de Braxton-Hicks… fausse alerte !

Si elles peuvent survenir tout au long de la grossesse, les contractions de Braxton-Hicks (du nom du médecin anglais qui les a décrites pour la première fois au 19e siècle) s'avèrent plus fréquentes à partir du 3e trimestre de grossesse ou juste avant l’accouchement. Ces contractions de grossesse se traduisent par des contractions utérines irrégulières d'une trentaine de secondes environ. En effet, l’utérus est un muscle qui a donc la particularité de pouvoir se contracter. Elles résultent d'un durcissement passager de l'utérus. Certaines femmes comparent cette sensation à des tiraillements ressentis au niveau du bas ventre ou à des douleurs menstruelles. A la différence des contractions qui conduisent à l'accouchement, les contractions de Braxton-Hicks ne déclenchent pas le travail, et n'ont aucun impact sur la dilatation du col de l'utérus. On parle d'ailleurs de "faux travail" pour qualifier des contractions douloureuses, et parfois régulières, qui n'ont aucun effet sur le travail d'accouchement ni sur le col de l’utérus. Cette expression n'est employée qu'après 37 semaines d’aménorrhée (9e mois de grossesse).

Astuce

Il peut arriver que l'on ait du mal à distinguer entre un mouvement du bébé et une contraction. Pour faire la différence, c'est simple : quand c'est bébé qui bouge, le ventre de la maman va se durcir d'un côté. Cependant, quand c'est une contraction de grossesse ou une contraction de travail, l'utérus devient dur uniformément !

Différencier les contractions de travail des contractions de Braxton-Hicks

A l'approche du terme, il est important de distinguer les contractions de travail par rapport aux fausses contractions. Voici un petit tableau récapitulatif pour vous aider à y voir plus clair :

Contractions de travail Contractions de Braxton-Hicks
Elles sont régulières Elles sont irrégulières
Elles se rapprochent progressivement Elles restent espacées
Elles deviennent de plus en plus longues Elles présentent toujours la même durée
Elles sont ressenties dans le bas ventre
et/ou le bas du dos
Elles donnent l'impression d'un serrement
autour de bébé
Elles ne s'atténuent pas à la marche ou au
changement de position
Elles régressent au repos ou au
changement de position

 

Quand faut-il aller à la maternité ?

S'il n'est pas nécessaire de se précipiter à la maternité à la moindre contraction, notamment lors des dernières semaines de grossesse, certains signaux d'alerte peuvent toutefois vous indiquer que le travail a débuté. Parmi ceux-ci, on retrouve :

  • les contractions régulières, intenses et répétées toutes les 5 minutes depuis au
    moins 1 h ;
  • les pertes de sang ;
  • la perte ou la fissure de la poche des eaux ;
  • la perte du bouchon muqueux.

Mais avant de vous rendre le plus rapidement possible dans l'établissement qui vous accueillera pour la naissance de votre enfant, il est nécessaire de contacter le service maternité par téléphone. L'équipe de service prendra alors le temps d'étudier votre situation, et de vous indiquer si vous devez vous rendre sur place immédiatement ou non. Cette simple précaution peut vous éviter un aller-retour inutile et fatigant !

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